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  • JJS
  • Membre/Member, NTIA IANA Functions' Stewardship Transition Coordination Group (2014~2016); Membre/Member, NetMundial Initiative Coordination Council (déc. 2014~2016); ICANN/ALAC (2010~14); ICANN Board (2007-10); diplomat(e) (1971-2005); ambassadeur/dor (1995-2005). Gouvernance; défis globaux / Governance; global challenges.
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17 novembre 2012 6 17 /11 /novembre /2012 23:13

Je viens de voir "Augustine" (scénario et mise en scène d'Alice Winocour) au cinéma du quartier, fort troublé par ce qui semble être un cas de plagiat sans scrupule.

Dans les dernières minutes du film, lorsqu'Augustine (Soko, excellente dans le rôle), Charcot (un Vincent Lindon rigide) et Mme Charcot (Chiara Mastroiani, fine, intelligente) se diluent dans la foule du soir, une musique prend de l'ampleur, un lancinant canon de cordes étreint le spectateur : n'est-ce pas "Tabula rasa", du compositeur estonien Arvo Pärt (oeuvre de 1977) ? Le film terminé, et tandis que la salle de cinéma se vidait, je suis resté assis, pour le plaisir de voir apparaître le nom de Pärt, qui méritait bien ce coup de chapeau. Mais quelle surprise, dans la liste des noms qui défile après la dernière image, on apprend le nom de l'électricien, du coiffeur, mais quand vient "musique", je lis avec surprise le seul nom de Jocelyn Pook.

De retour à la maison, je vérifie de suite, sur les sites spécialisés, la filmographie concernant "Augustine" : avec étonnement, je constate qu'à côté de la mention "musique", seul figure le nom de Jocelyn Pook. Et sur le site de cette compositrice et altiste britannique, il est bien fait mention du fait qu'elle compose la musique d' "Augustine", mais sans aucune indication qu'elle ait pu être inspirée par l'oeuvre de Pärt.

Peut-on imaginer qu'Alice Winocour et les producteurs (Isabelle Madelaine, Emilie Tisné, Laurent Pétin, Michèle Pétin), auraient manqué à ce point de culture musicale, mais aussi d'élémentaire prudence, en ne vérifiant pas que la musique accompagnant la dernière scène du film, devait beaucoup à un grand compositeur contemporain, Arvo Pärt ? Faut-il imaginer que Jocelyn Pook, qui a déjà signé de nombreuses musiques de film, se serait laissée aller à faire ce gros emprunt en comptant sur l'ignorance des spectateurs ? Dans l'un et l'autre cas, le résultat est d'une indélicatesse crasse et, faute d'explication convaincante d'Alice Winocour ou de Jocelyn Pook, laisse planer l'ombre d'un plagiat éhonté.

Il serait dommage que la réputation de l'une ou l'autre fût ternie par cette négligence. Comme bien d'autres spectateurs, j'attends des explications.

 

 


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Published by JJS
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