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  • JJS
  • Membre/Member, NTIA IANA Functions' Stewardship Transition Coordination Group (2014~2016); Membre/Member, NetMundial Initiative Coordination Council (déc. 2014~2016); ICANN/ALAC (2010~14); ICANN Board (2007-10); diplomat(e) (1971-2005); ambassadeur/dor (1995-2005). Gouvernance; défis globaux / Governance; global challenges.
  • Membre/Member, NTIA IANA Functions' Stewardship Transition Coordination Group (2014~2016); Membre/Member, NetMundial Initiative Coordination Council (déc. 2014~2016); ICANN/ALAC (2010~14); ICANN Board (2007-10); diplomat(e) (1971-2005); ambassadeur/dor (1995-2005). Gouvernance; défis globaux / Governance; global challenges.

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28 avril 2007 6 28 /04 /avril /2007 13:00

Nicolas Sarkozy and Ségolène Royal having qualified in the first round (22 April) for the runoff (6 May), the media in France and elsewhere are now busy speculating which of the two will manage to woo a majority of the 18% (ca. 7 million ballots) obtained by François Bayrou, who came in a strong third. There is no doubt that, even though Bayrou has declared he is not supporting either of the two finalists, the powerful "swing vote" of his supporters will be a determining factor in the outcome of the presidential election.

What are, at this stage, the most likely scenarios? The lead Sarkozy has enjoyed for several months in opinion polls is now more modest (around 51%, against 49% for Royal), but this can still change either way. As much as specific policies, perceived personnality of the 2 final contenders will ultimately determine the choice of most voters. Although his style sometimes frays nerves even within his own camp, Sarkozy is credited with a wider and more consistent government experience, and his determination serves him well. Royal, with the initial advantage of a fairly pristine political image, dissuaded many a voter, even within her Socialist Party, because of policy stances altered in quick succession; also, though she had been expected to gather female votes from across the political spectrum, in fact a fair proportion of women voters have expressed exasperation at her lack of clarity on important issues, and for her having shown disdain for some important advisors within her own camp. For the post of Prmie minister, the naming game is on: in case Royal wins, Dominique Strauss-Kahn, who showed a steady hand when he was Minister of finance, or another reliable figure to win back business circles, seem likely choices. On the opposite side, the names of François Fillon, a former cabinet minister (social affairs, education and research), or Michèle Alliot-Marie, the outgoing Defence minister, are most frequently heard.

Whoever wins the presidential election, the new head of State and the government appointed by him/her will probably have to cope with a sizeable opposition in the National Assembly, as voters in the parliamentary elections in June might wish to compensate for their presidential choice in May. Clearly, if Royal were elected as head of State, many voters would want to send to the legislative body more right and centre-of-right representatives than would normally be the case. And if Sarkozy were to become President, the reverse reaction could boost both the Socialist and the Centre candidates in the legislative election. The real question then is whether the elected President will take the opportunity to appoint a composite government and bring about a more profound change in the political mores of the country. After all, coalition governments are not a rarity in EU Member States, and France could clearly benefit from a less antagonistic view of politics. An interesting question is whether Bayrou will manage to set up, in time for the parliamentary elections, a working structure and a credible list of candidates to support the new Democratic Party which he announced a few days ago, to be built upon the existing UDF Party. If he fails, well, the simplistic left/right rift will still prosper for many a year. If he succeeds, this might usher in a new style in French politics, perhaps even more profound institutional changes (a National Assembly with a greater say, a more accountable government).

Presidential and parliamentary elections: what is at stake for France? I would mention: modernizing labour relations (at present, trade unions wield exorbitant power in spite of the fact that their membership has steadily declined since WW2); liberating economic activity from the excessive role of the State, that is to say the excessive responsibility of the taxpayer; adapting the educational system, as well as professional training, to contemporary reality, rather than allowing automatic access to university for anyone who has the "baccalauréat", a long-standing policy which has resulted in one of the highest university drop-out rates in the world; recognizing that efforts at modernizing public service have too often resulted in reproducing, in another guise, some annoying characteristics of the "ancien régime" which still permeate the national administration; reverting to resolute support for European integration, so that EU matters can be less dependent upon the whims of domestic politicking (and, I would add on a personal note, the future President should leave ratification to the newly-elected National Assembly and the present Senate, instead of taking the risk of a new referendum which would amount to a third major electoral constultation in less than a year).

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Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal s'étant qualifiés, le 22 avril, pour le second tour (6 mai), les médias français et étrangers sont occupés à deviner qui, de ces deux, saura le mieux attirer la majorité des 18 % (environ 7 millions de voix) recueillis par François Bayrou, puissant troisième. Bien que Bayrou n'ait pas donné de consigne de vote en faveur de l'un ou l'autre finaliste, le report des "voix d'appoint" obtenues par lui sera un élément déterminant de l'élection présidentielle.

Quels sont, à ce stade, les principaux scénarios ? L'avance dont Sarkozy était crédité dans les sondages s'est réduite (environ 51%, contre 49% pour Royal), et la tendance peut encore changer. Autant sinon plus que leurs programmes respectifs, c'est en fin de compte la personnalité de chaque candidat qui guidera le choix des électeurs. Bien que son style puisse parfois agacer, même dans son propre camp, Sarkozy bénéficie d'une expérience gouvernementale plus solide, et sa détermination le sert bien. Royal, avec l'avantage initial d'une image politique assez fraîche, a cependant déçu en modifiant ses orientations au gré des sondages; alors qu'elle était censée attirer le vote féminin sur l'ensemble du spectre politique, en fait nombre de femmes se sont détournées d'elle en raison de son manque de clarté sur des questions importantes, mais aussi pour avoir manifesté quelque mépris à l'égard de certains proches de son parti les mieux à même de l'épauler. Pour le poste de Premier ministre, les paris sont ouverts : en cas de victoire de Royal, on avance maintenant le nom de Dominique Strauss-Kahn, ancien ministre des finances respecté, ou un centriste, pour tenter une réconciliation avec le monde des entreprises. De l'autre bord, le nom de François Fillon (ancien ministre des affaires sociales, ancien ministre de l'éducation et de la recherche) et celui de Michèle Alliot-Marie sont les plus fréquemment entendus.

Le nouveau ou la nouvelle Président(e), et le gouvernement nommé par lui ou elle, auront probablement à s'accomoder d'une puissante opposition à l'Assemblée nationale, dans la mesure où les électeurs risquent fort de corriger, aux législatives de juin, leur choix pour la présidentielle. Il me paraît clair que si S. Royal entrait à l'Elysée, le corps électoral voudrait envoyer un message en élisant à l'Assemblée une proportion de députés de droite ou de centre-droite dépassant le clivage gauche-droite de la présidentielle. Et si N. Sarkozy était élu, il y a fort à parier que la gauche et le centre entreraient en force à l'Assemblée. La vraie question qui se pose donc est de savoir si le nouveau ou la nouvelle Président(e) saisira l'occasion de cette recomposition pour former un gouvernement "composite", mieux à même d'adapter les moeurs politiques françaises aux défis contemporains. En effet, les gouvernements de coalition ne sont pas rares dans les Etats membres de l'UE, et la France aurait tout à gagner d'une vision moins dichotomique de la vie politique. Question intéressante : Bayrou réussira-t-il à mettre en place, à temps pour les législatives, une structure efficace et une liste de candidats crédibles pour soutenir le nouveau Parti démocrate dont il a annoncé la création il y a quelques jours, sur la base de l'actuel UDF ? S'il n'y parvient pas, le schéma gauche-droite a encore de beaux jours devant lui. S'il réussit son pari, ce pourrait être le signal d'une mise à jour de la vie politique, éventuellement même d'une modernisation plus profonde des institutions (une Assemblée nationale plus écoutée, un gouvernement tenu à plus rendre des comptes).

La présidentielle, les législatives : quels sont les vrais enjeux pour la France ? Je mettrais en exergue : la modernisation nécessaire des rapports sociaux (les syndicats exercent encore un pouvoir exorbitant, alors même que le taux de syndicalisation n'a cessé de décroître depuis la Deuxième guerre mondiale); l'affranchissement de l'activité économique par rapport au rôle excessif de l'Etat, c'est-à-dire la responsabilité excessive du contribuable ; l'adaptation du système éducatif et de formation professionnelle à la réalité contemporaine, au lieu de permettre l'accès automatique à l'enseignement supérieur à toute personne munie du baccalauréat, politique très ancienne qui a abouti à l'un des plus forts taux d'échec ou d'abandon universitaire dans le monde ; accepter l'évidence que, trop souvent, les efforts de modernisation du service public ont consolidé, sous des dehors nouveaux, certains côtés "ancien régime" qui caractérisent encore les administrations nationales ; revenir à une attitude résolument favorable à la construction européenne, de façon à soustraire les progrès de l'UE aux aléas de la politique politicienne (et j'ajouterai, sur une note plus personnelle, que le/la futur(e) Président(e) serait bien inspiré(e) de ne pas recourir au référendum, qui constituerait une troisième consultation majeure en moins d'un an).

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Published by JJS - dans serenidee
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