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  • JJS
  • Membre/Member, NTIA IANA Functions' Stewardship Transition Coordination Group (2014~2016); Membre/Member, NetMundial Initiative Coordination Council (déc. 2014~2016); ICANN/ALAC (2010~14); ICANN Board (2007-10); diplomat(e) (1971-2005); ambassadeur/dor (1995-2005). Gouvernance; défis globaux / Governance; global challenges.
  • Membre/Member, NTIA IANA Functions' Stewardship Transition Coordination Group (2014~2016); Membre/Member, NetMundial Initiative Coordination Council (déc. 2014~2016); ICANN/ALAC (2010~14); ICANN Board (2007-10); diplomat(e) (1971-2005); ambassadeur/dor (1995-2005). Gouvernance; défis globaux / Governance; global challenges.

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2 décembre 2006 6 02 /12 /décembre /2006 08:12

The previous article in this series, taking the example of new television channels (CNN in Arabic, El Jazeera in English, France 24 in French and other languages) looked briefly at the issue of diversity in the media. It suggested a clear link between linguistic diversity and the diversification of content (http://serenidee.over-blog.com/article-4550036.html).

Let's now take a look at the role of linguistic diversity in regional integration, for instance in the EU (European Union).

Critics of the process of European integration underline various factors which, they say, render it too slow, complicated, error-prone, and expensive. In the name of  efficiency, some basic principles (preservation of national languages and cultural identity, the right to consult laws in one's own language) are brought into question and declared incompatible with the requirements of a liberal economy. These sins are neatly summarized in two convenient clichés: "the only existing European army is the one formed by the plethora of EU interpreters and translators", and "with the money the EU spends on trying to manage its unruly Tower of Babel, it could do scores of more useful things". As a taxpayer in one of the EU Member States, I find on the contrary that the fraction of my contribution which is used for the management of languages is worth the cost, even though I, like others, call for improvement. If this is the price to pay for a working Union of sovereign States (the only one which is actually working), well then, as a taxpayer I accept this.

But beyond such general principles, one should look more closely at concrete examples, and face the question: what is the cost-efficiency of linguistic diversity in the EU? Let's look, in a cursory way, at three large areas where identity and diversity are both equally important: law & the citizen, parliamentary representation, and the external relations of the EU.

Law & the citizen: access to justice and to national laws in national language(s) is the fundamental right of each citizen. Within the EU, online access to European laws in 21 languages is no doubt a continuous challenge (http://eur-lex.europa.eu). This week the 25th anniversary of this electronic reference is being celebrated in Luxemburg  (http://eur-lex.europa.eu/en/newsletter/newsletter_14112006.htm). During the difficult years of implementation there may have been a debate about the technical difficulty of the task and its cost, but now that it has proven its worth, this access is taken for granted. Furthermore, the EU example is being closely studied by countries in Asia and by large States such as China and Russia.

Parliamentary representation: As you know, national representation in the EP (European Parliament) is different from one Member State to another: in some cases MEPs (Members of the EP) are members of their national parliaments (e.g. UK), in other cases they are elected specifically to the EP (e.g. France). But whatever the system, one cannot imagine a politician running for the EP in his home area in any language other than his own country's. And in all probability, no single MEP can be expected to master all, nor even a mojority of EU languages to the extent of being able to conduct his legislative work  in those languages when sitting in Strasbourg, Brussels or Luxemburg. In addition, the writing on the wall is clear, especially since the referenda in France and The Netherlands handed a negative vote on the Constitutional Treaty: citizens want a stronger, not a weaker link between national democracy and its larger equivalent in the EU.

External relations of the EU: Whatever the prospects and the calendar of implementation of a Common Foreign Policy Service (a sort of EU-wide diplomatic service), it seems more than likely that Member States will want to retain a (substantial?) part of their respective national prerogatives and diplomatic tools. This being said, it is in the area of the external relations of the EU that the principle of linguistic diversity is not thoroughly implemented. Just two examples: meetings of the Common Foreign and Security Policy are conducted mainly in English and French; and all proceedings at ASEM (Asia-Europe Summit, the latest of which was held in Helsinki, 10-11 September 2006, http://ec.europa.eu/comm/external_relations/asem/intro/) and at ASEF (Asia-Europe Foundation, whose secretariat is in Singapore, http://www.asef.org/) are carried out only in English.

This is just a very brief look at the requirements, constraints and advantages of linguistic diversity in the EU, today's single most advanced experiment in regional integration. Would you care to leave a comment? (A brief, to-the-point comment stands a better chance of being read). Thank you.

Le précédent article de cette série, en partant des nouvelles chaînes de télévision à large diffusion (CNN en arabe, El Jazeera en anglais, France 24 en français et dans d'autres langues) abordait la question de la diversité dans les médias. Il indiquait un lien évident entre la diversité linguistique et la diversification du contenu (http://serenidee.over-blog.com/article-4550036.html).

Examinons maintenant le rôle de la diversité linguistique dans l'intégration régionale, à travers l'exemple de l'UE (Union européenne).

Ceux qui critiquent l'intégration européenne mettent en avant divers facteurs qui, selon eux, en expliquent les lenteurs, l'excessive complexité, les erreurs et le coût. Au nom de l'efficacité, quelques principes fondamentaux (la préservation des langues nationales et de l'identité culturelle, le droit à consulter les lois dans sa propre langue) sont remis en question et même déclarés incompatibles avec les impératifs d'une économie libérale. Deux clichés résument bien ces reproches: "la seule armée européenne est celle que forment les interprètes et traducteurs, pléthoriques, de l'UE", ou encore "avec les sommes qu'elle consacre à gérer tant bien que mal cette Tour de Babel, l'UE pourrait faire une foule de choses plus utiles". En tant que contribuable dans l'un des Etats membres de l'UE, j'estime au contraire que la fraction de mes contributions qui va à la gestion des langues correspond à une dépense justifiée, même si, comme tant d'autres, je souhaite des améliorations. Si c'est le prix à payer pour une véritable Union d'Etats souverains (la seule qui fonctionne réellement), et bien, cela est acceptable pour le contribuable que je suis.

Mais au-delà de ces principes généraux, examinons la situation à travers des exemples concrets, et posons-nous cette question : quel est le rapport coût / efficacité de la diversité linguistique dans l'UE ? Jetons un bref regard sur trois grands domaines où l'identité et la diversité sont d'égale importance : le citoyen face au droit, la représentation parlementaire, et les relations extérieures de l'Union.

Le citoyen face au droit : l'accès à la justice et aux textes juridiques dans la/les langue(s) nationales est un droit fondamental de chaque citoyen. Dans l'UE, l'accès en ligne à la législation européenne, en 21 langues, constitue sans nul doute un défi permanent (http://eur-lex.europa.eu). Cette semaine, on célèbre d'ailleurs à Luxembourg le 25ème anniversaire de cet outil de référence électronique  (http://eur-lex.europa.eu/en/newsletter/newsletter_14112006.htm). Durant les années difficiles de mise en oeuvre, il a pu y avoir un débat au sujet de la complexité technique et du coût de cette tâche, mais maintenant qu'il a fait la preuve de sa fiabilité, on considère ce système d'accès comme allant de soi. En outre, l'exemple de l'UE éveille la curiosité de pays en Asie, et dans de grands Etats comme la Chine ou la Russie.

La représentation parlementaire : comme vous le savez, la représentation nationale au PE (Parliament européen) varie d'un Etat à l'autre : ici les MPE (Membres du PE) sont des élus de leur parlement national (au Royaume Uni, par exemple), là ils sont élus spécifiquement au PE (c'est le cas de la France). Mais quel que soit le système, on ne peut imaginer une personnalité politique faisant campagne dans sa circonscription, autrement que dans la langue nationale. Et selon toute vraisemblance, on ne pourra exiger d'aucun MPE de maîtriser toutes -ni même une majorité de- langues de l'Union pour légiférer lorsqu'il siège à Strasbourg, Bruxelles ou Luxembourg. Par ailleurs, il faut être attentif au message des électeurs, surtout depuis le rejet du Traité constitutionnel lors des référendums en France et aux Pays Bas : les citoyens réclament un lien plus fort, pas plus faible, entre la pratique démocratique au niveau national et son équivalent à l'échelle de l'UE.

Les relations extérieures de l'Union : quels que puissent être les perspectives et l'échéancier d'un éventuel Service commun de la politique extérieure (une sorte de service diplomatique pour l'ensemble de l'UE), il semble plus que probable que les Etats membres souhaiteront conserver une part (substantielle ?) de leurs prérogatives et de leurs outils diplomatiques. Cela dit, il faut reconnaître que c'est justement dans le domaine des relations extérieures de l'Union que le principe de la diversité linguistique ne reçoit pas une application pleine et entière. Prenons simplement deux exemples : les réunions de la PESC (politique extérieure et de sécurité commune) se déroulent pour l'essentiel en anglais et en français ; et l'ensemble des travaux se déroulent dans la seule langue anglaise à l'ASEM (Asia-Europe Summit, dont le dernier s'est tenu à Helsinki, les 10-11 septembre 2006, http://ec.europa.eu/comm/external_relations/asem/intro/) et à l'ASEF (Asia-Europe Foundation, dont le secrétariat est à Singapour, http://www.asef.org/).

Ceci n'est qu'un bref aperçu des exigences, des contraintes et des avantages de la diversité linguistique dans cette Union européenne qui, de nos jours, constitue l'expérience la plus aboutie en matière d'intégration régionale. Voulez-vous laisser un commentaire ? (Un avis bref et pertinent aura de meilleures chances d'être lu). Merci.

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Published by JJS - dans serenidee
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SJX 26/11/2006 14:43


I think there will be two trends for languages throughout the globe. One is that English will continue its dominance of all major forms communication and media, the other is that there will an increasing diversity of languages being widely used. The two are not as contradictory as they sound. With the increasingly customisation of media, like on-demand television, and niche media catered for specific markets in specific languages, it is growing far easier to reach out in a language other than English. At the same time, people will demand more media/communication in their own language, both for personal ease of use and to a lesser extent, nationalism.  


So most likely English will be widely used for business and perhaps politics, while one's personal communication will remain in the mother tongue. The grow of internet watch sites is a perfect exams. There are forums in English, French, Japanese, German, Italian, just to name those that I know of. Majority of the international watch business is conducted in English, at the Basel and Geneva fairs, most of the time you hear English. 


A smaller phenomenon will be the rescuing of indigenous languages that are slowly dying out. I think there is more awareness of the cultural importance of such forms of communication, and not just amongst anthropologists in first world countries, but even amongst citizens of third world nations.