Lundi 27 juillet 2009 1 27 /07 /2009 14:50

Selon que le voyageur est pressé et préoccupé, ou disponible et curieux, le voyage en avion peut paraître long et inconfortable, ou bien offrir une chance pour regarder, sous un autre angle, la beauté de notre planète.

Depuis deux ans environ, mes activités m'amènent à voyager en moyenne six à dix fois par an. Pour chaque déplacement, j'essaie de réserver un siège près d'un hublot, de préférence par sur l'aile, afin de bénéficier d'une vue dégagée. Il arrive que je sois assis à côté d'une personne qui, du départ jusqu'à l'arrivée, conserve les écouteurs soudés au crâne, et qui de ce fait ne présente aucun intérêt en tant que compagnon de voyage. A l'inverse, on a parfois pour voisin(e) une personne qui considère la cabine un peu comme un salon, et le voyage comme une occasion propice à la conversation. De toute manière, dans mon sac à dos sont disposés un ordinateur portable sur lequel ont été téléchargés les dossiers liés à la réunion à laquelle je me rends, un livre ou deux, la conntectique pour s'adapter aux prises du Royaume-Uni, du Brésil ou d'Australie, et l'appareil de photo. Après avoir transporté un réflex numérique doté d'un objectif volumineux, je me suis résolu à utiliser un compact présentant un bon compromis entre le faible encombrement et une qualité d'image acceptable, en l'occurence un Canon G10.

Pour aller à la rencontre des nuages, l'aventure commence  dès l'envol : en moyenne en 30 à 40 secondes, l'avion atteint la vitesse de décollage face au vent, et le voyage commence pour de bon lorsqu'on entend le train d'atterrissage se rétracter. Certains aéroports sont familiers, avec la ville attenante qui, avec l'ascension, se dissout dans un paysage grandissant. D'autres réservent des surprises, comme la piste à Ajaccio dont on se demande si elle est vraiment assez longue pour ce Boeing 747.

Au cours des derniers mois, l'un des beaux périples dans les nuages a été pour moi le parcours de Copenhague à Sydney, puis retour sur Luxembourg, avec des arrêts à Francfort et Singapour. Au-dessus de l'Allemagne, à vingt minutes de l'atterrissage à Francfort, on passe au large d'une centrale électro-nucléaire dont la tour de refroidissement débite une longue colonne de vapeur d'eau :

 


Vient ensuite le long vol de Francfort à Singapour. A cette altitude, les nuits sont toujours et intensément étoilées, mais comment photographier les subtiles lueurs de la voie lactée à partir d'un avion qui bouge ? La Thaïlande, abordée par la côte Nord-Ouest, révèle l'intensité de l'évaporation des terres dans la zone subtropicale, et le vent d'Ouest dominant :

 


A mesure que le vol se poursuit vers le Sud-Est et la zone tropicale, la lumière devient plus intense, absorbée dans certaines zones par une humidité éblouissante. Le jour avance, favorisant les brumes de chaleur (ici, en survolant la Thaïlande, à proximité de la Malaisie) :




A l'approche de la Malaisie, l'avion traverse des formations nuageuses, dont certaines, orageuses, sont hautes de plusieurs kilomètres :




Durant le vol d'approche sur Singapour, l'ombre de notre avion se projette sur le détroit :




La prochaine fois, je proposerai quelques vues prises lors d'un autre voyage.

Par JJS
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