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  • JJS
  • Membre/Member, NTIA IANA Functions' Stewardship Transition Coordination Group (2014~2016); Membre/Member, NetMundial Initiative Coordination Council (déc. 2014~2016); ICANN/ALAC (2010~14); ICANN Board (2007-10); diplomat(e) (1971-2005); ambassadeur/dor (1995-2005). Gouvernance; défis globaux / Governance; global challenges.
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8 mars 2008 6 08 /03 /mars /2008 12:07

 

« Financial turmoil », comment by Pierre de l’Oratoire.

 

Pierre de l’Oratoire (pseudonym), who has already been a guest writer on this blog, sent me the following contribution to the debate initiated with “Financial turmoil”.

 

Hello JJS,

here are a few points I wanted to make about your article (from which I’ve extracted the relevant quotes).

 

“Starting in 2005, the proportion of US citizens holding US bonds and similar values had fallen to an all-time low of about 5%...”

 

I don’t have the statistics in front of me, but it would be interesting to check when was the last time that another low had been reached, at what point in the economic cycle, and to what political situation this was correlated.

 

But from this factual information, one could also draw, if not completely opposite, at least different conclusions. For instance, the very low figure you refer to could indicate that savings by individuals and families

 

- have dwindled (and continue to fall), because US citizens are ever deeper in debt;

 

- are being placed elsewhere, such as stocks and derivatives; that, at the same time, families have “invested” in acquiring or improving their housing (e.g. greater trend towards house ownership, subprime crisis), as well as in retrieving mortgage (borrowing more, which means spending more);

 

In general terms, as in the case of the USA, indebtedness can also be seen as a sign of confidence in the future, rather than as “the lack of trust that US citizens (have) in their national economic (and political?) system”.

 

The same could be said about investments (or speculation, if you prefer) in stocks, on the increase, which may mean “I am confident in the future of my country’s enterprises, I have faith in capitalism, so I don’t wish to / have any reason to buy Treasury bonds”.

 

3/ The issuance of Treasury bonds has greatly increased (rising budget deficits + volume growth of the economy), and far more than population increase or savings: so, even in simply arithmetic terms, and all other parameters being equal, the proportion of Treasury bonds held by private persons is decreasing, and it is not possible to draw any other conclusions from this (nota bene: it would be interesting to have the figures in numbers, not in percentage).

 

As for decoupling, I have 2 comments:

 

1/ the example of Singapore does not seem pertinent: a small country, like a small boat, can more easily change its course than a larger one, and this remark applies all the more to Singapore which, as we know, has a long tradition of government involvement in the economy.

 

2/ The world “financialisation” (predominance of financial factors), brought to light by the Subprime crisis, is impervious to the changes in economic relations which you mention (i.e. currents of foreign trade and their relative movement): in fact, “financialisation” happens by some strange (and irresistible?) capillarity which has more to do with the thirst for profit on the part of a great number of diverse (and widely distributed) economic actors, than with the real economy. As a consequence, we see the weakening of banks in one or another country, credit crunch, slowing of the economy or even recession – all of this regardless of decoupling!

 

In this respect, there is still hope, as smart thinking still has a place, as can be seen in the original situation of Spain (compared with France, Germany, the UK…) : it is the Central Bank of Spain which, through appropriate technical measures, has all but banned Spanish banks from holding such products (CDOs…) with inbuilt Subprime credits. Thanks to this, Spain and its banking system remain virtually unaffected by the Subprime crisis – but it is true they have their own huge problems in the property area: it could therefore be said that, in the end, it’s better to be saddled with a national problem, over which one retains some capacity for action, rather than with problems imported unwittingly, on which one can have little effect.

 

If you wish to give your views, please click below, after the French version, on “ajouter un commentaire”. Or return to the Serenidee homepage.

 

 

 

« Désordre financier », un commentaire de Pierre de l’Oratoire.

 

Pierre de l’Oratoire (pseudonyme), qui a déjà été invite sur ce blog, m’a envoyé sa contribution au débat lance par l’article “Désordre financier”.

 

Bonjour JJS,

voici quelques remarques que je souhaitais faire à propos de votre article (dont je cite quelques extraits).

 

"A partir de 2005, la proportion de citoyens des Etats-Unis détenteurs de bons du trésor et valeurs assimilées de leur pays, est tombée au niveau historique le plus bas, environ 5%".

 

Je n'ai pas devant moi l'historique en question; il serait intéressant de voir quand il y eut le précédent minimum, à quelle phase du cycle économique, à quelles conjonctions politiques cela a correspondu.

 

Mais on peut aussi tirer de ce constat des conclusions sinon opposées, à tout le moins divergentes. Ce chiffre signifie aussi, par exemple, que l'épargne des ménages

 

1/ a diminué (continue à diminuer), les citoyens des Etats-Unis continuant de s'endetter;

 

2/ l'épargne des ménages s'oriente sur d'autres supports: par exemple la bourse et ses produits dérivés; tandis que parallèlement les ménages ont "investi" dans leur logement: achat (cf l'accession accrue à la propriété ... et la crise des « subprimes ») et les recharges d'hypothèques (pour emprunter plus donc pour consommer plus);

 

Or l'endettement, en règle générale et en l'occurrence aux Etats-Unis, peut aussi être analysé comme le témoignage de la confiance dans l'avenir, et non comme « un manque de confiance des citoyens des Etats-Unis envers leur propre système économique (et politique ?) ».

 

De même pour l'investissement (la spéculation si vous préférez) en bourse et son accroissement, qui peut aussi signifier: j'ai confiance dans les entreprises de mon pays, dans le capitalisme - je n'ai pas envie / pas besoin d'acheter des bons du trésor...

 

3/ (je n'ai pas les chiffres, mais) l'émission des bons du trésor a beaucoup augmenté (augmentation des déficits + croissance en volume de l'économie), nettement plus que la population et son épargne: donc simplement arithmétiquement, "toutes choses égales", la proportion baisse pour les particuliers, sans que l'on puisse en tirer des conclusions autres. (NB: il serait intéressant de connaître les chiffres en montants, et non en pourcentage).

  

Quant au découplage, deux commentaires:

 

1/ l'exemple de Singapour ne me parait pas très pertinent: un petit pays, comme un petit bateau, peut beaucoup plus facilement changer de cap qu'un pays plus grand (a fortiori pour un pays à forte tradition de dirigisme économique comme Singapour);

 

2/  la financiarisation du monde, comme en témoigne la crise des «  subprimes », se rit de l'évolution des relations économiques que vous mentionnez (les flux du commerce extérieur et leurs évolutions relatives): la financiarisation procède par une étrange (et irrésistible?) capillarité reposant plus sur l'appât du gain de nombreux acteurs très variés (et très disséminés) que sur l'économie réelle.

Conséquences: affaiblissement des banques dans tel et tel pays, tarissement du crédit, ralentissement voire récession - tout ça avec ou sans découplage

 

A cet égard, un motif d'optimisme, l'intelligence garde sa place comme en témoigne l'originalité de la situation de l'Espagne (par rapport à la France, l'Allemagne, l'Angleterre...): c'est la banque centrale espagnole qui par des mesures techniques appropriées, a virtuellement interdit aux banques espagnoles de détenir ce genre de produits (CDO's...) contenant des crédits « subprimes ». Ainsi ce pays, et ses banques, ne sont quasiment pas affectés par la crise des « subprimes » - mais ils ont leurs propres problèmes immobiliers, considérables: on peut alors soutenir que somme toute, il vaut mieux être confronté à ses problèmes autochtones, sur lesquels on garde un certain pouvoir d'action, plutôt qu'à des problèmes importés "à l'insu de son plein gré" (sur lesquels on n'aura que peu de pouvoir d'intervention).

 

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